Travaux de réfection de la digue

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La mairesse réfute les arguments de certains riverains et confirme la poursuite des travaux 

La mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Me  Sonia Paulus, rejette les prétentions et demandes formulées ce matin par un groupe de riverains qui souhaite réduire la hauteur de la digue projetée, sous prétexte que l’ouvrage nuira à leur vue sur le lac des Deux Montagnes. Ces riverains affirment également, erronément, que les calculs et les données de la Ville ayant servi à déterminer la hauteur de la digue ont été réalisés de manière inexacte, car ils s’appuieraient sur la Loi sur la sécurité des barrages alors qu’il s’agit d’une digue et non d’un barrage.

«Ces riverains nous accusent d’avoir mal fait nos devoirs, alors qu’ils font eux-mêmes fausse route. Si nos calculs et nos données s’appuyaient, comme ils le prétendent erronément, sur la Loi sur la sécurité des barrages, la digue serait beaucoup plus haute que les 26,5 mètres comme planifié, soit plus de 27 mètres», mentionne-t-elle.

Cette dernière affirme que l’étude commandée par ces riverains souffre d’un déficit de crédibilité, ayant été réalisée en moins d’une semaine et sans les informations essentielles fournies par les plus grands experts en cours d’eau du Québec, soit ceux d’Hydro-Québec et de la Direction des barrages du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. «Ce que nous demandent ces riverains nous forcerait à renoncer aux subventions confirmées par Ottawa et Québec totalisant 40 millions $ puisque nous les avons obtenues sur la base de ces calculs et données scientifiques provenant de vrais experts. À 26,5 mètres, c’est déjà une position de compromis puisqu’il s’agit d’un niveau de protection inférieur à celui dicté par la Loi sur la sécurité des barrages qui amènerait la digue à une élévation de 27,3 mètres. C’est un compromis entre le niveau de risque acceptable en considérant le nombre de résidents touchés et l’élévation requise pour tenir compte de la topographie du territoire. Grâce au travail de nos experts, nous avons pu baisser la hauteur à un niveau acceptable pour toutes les instances gouvernementales supérieures qui nous ont autorisés à débuter les travaux», souligne Me Paulus.

La mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac conclut en rappelant que la digue sert d’abord et avant tout à protéger la collectivité contre une crue exceptionnelle, comme celles enregistrées depuis 2017. «Ce groupe de riverains défend des intérêts personnels et nous, nous défendons la sécurité de tous les citoyens vivant au sud du chemin d’Oka. La sécurité des citoyens c’est non négociable et les travaux vont se poursuivre tel que prévu, comme nous le demande la très grande majorité des Marthelacquoises et des Marthelacquois.»

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